Raph' chez les Buveurs de Sirop d'Erable

Saison 2 à QuébecLand

15 mars 2008

Fais-moi du couscous chéri!

C'est bien connu, le plat national du Québec, c'est le couscous!

mmmh


"Mmmmh pas sûr" nous dit Johanna, prenant l'air du Bitatif.
Tant pis, ce soir Youssef l'Algério-Cri-Québecois est là pour nous exploser les papilles (et surtout pour donner
à Charlot un bon prétexte de sortir son cher Bibiquiou)
Alors c'est parti, "la cuisine comme à la maison"

couscoussscharlotbbqsansmanteau

couscoustadamyouhou

youssefgrain

Bon on s'en tape du couscous me direz-vous pi comme dit Charlot on s'est pas cassées de France pour se retrouver avec des Bougnoules (merci Charlot elle était XXL celle-là...) venons-en donc au FAIT!

Eh bien, on peut dire que notre ami Youssef a plus d'un tour dans sa couscoussière...Les lecteurs attentifs auront sans doute noté l'étrange nationalité sus-mentionnée, qui se réfère notamment à un peuple du Grand Nord, les Cris (pour simplifier comme des pouercos, on peut les rapprocher de la nationalité Inuit). cris2

Les Cris tirent leur nom funky de l'abréviation de Kristenaux, nom français d'un ancien village. Déception dans les rangs, les Cris ne sont donc pas une bande de sauvages dégénérés qui hurlent tous comme des barges du matin au soir et se mangent entre eux.

Youssef travaille et vit avec eux depuis une dizaine d'années. Autant dire qu'il trimballe autant d'histoires sur le Grand Nord qu'il y a de pois chiches dans son couscous...

Voici ma préférée...

Le Nord du Québec est une terre encore très sauvage et préservée, où l'homme n'a pas encore foutu ses grosses paluches intéressées. Mais bien évidemment ça ne saurait tarder: les hommes commencent à lorgner sérieusement dessus pour ses nombreuses ressources naturelles (notamment les ptits cailloux jaunes et la boue noirâtre...). Eh oui, quand t'as mangé tout ton chocolat, tu piques celui du voisin! Ainsi, des bataillons d'experts scientifiques sont envoyés régulièrement par le gouvernement pour diagnostiquer le potentiel économique des régions (dont notre fameux Youssef et notre non moins célèbrissimesque Charlot national).

Chaque année, des expéditions sont ainsi organisées sur des territoires où l'homme n'est clairement qu'un petit invité de la vie sauvage. C'est dans ce cadre que trois biologistes sont partis  faire leur bazar de biologistes.

Ils habitaient alors dans un petit chalet perdu en pleine nature. Le matin, ils avaient installé un roulement pour le petit-déjeuner: à chaque fois, un des 3 biologistes se levait pour aller chercher les croissants à la boulangerie du coin (à 5.000 bornes) laissant les deux autres ronfler quinze minutes de plus.

Ce matin-là, le Bobby de corvée se traîne du lit avant les autres et sort du chalet pour aller préparer les oeufs-bacon.

30 min plus tard, un de ses compagnons émerge de ses rêves de salle de bain sans chiottes à compost et s'étonne de ne point renifler l'odeur bénite d'un café.  Il se lève à son tour et sort en grognant enguirlander son acolyte.

Quelque temps après, c'est au tour du troisième biologiste de quitter les bras de Morphée, déchiré par les gargouillis implorants de sa panse vide. Il s'étonne de ne pas apercevoir ses deux potes, câââlice ça va les foutre à la bourre pour leur inventaire de gélinottes huppées. Il jette un oeil endormi par la fenêtre et pousse un hurlement horrifié (enfin moi c'est ce que j'aurais fait)...

Dehors, il aperçoit les corps décapités de ses deux potes, gisant comme des pantins désarticulés à quelques mètres de la porte.

Là le téléphone sonne il décroche et entend une voix hystérique lui crier: "Sandy tu vas mouriiiir AHAHAH" (rire démentiel) non c'est pas vrai.

Il entend plutôt du bruit sur le toit. C'est là qu'un ours polaire a élu domicile dans la matinée, et s'amuse à faucher les têtes de ces bipèdes insouciants comme il chasserait les phoques au bord de son trou sur la banquise. Bah un peu de nouveauté dans le casse-croûte ça fait pas de mal! (faut manger équilibré et varié le doc il a dit,gdnord c'est pour son cholestérol)


C'est cool, ça les motive bien les ptits gars à aller passer leur été dans le Nord!!!
On va ptête aller y faire un saut au printemps, d'ici là on joue à Doom tous les soirs sur l'ordi pour apprendre à viser!

Posté par Raphounette à 00:05 - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


11 mars 2008

LE FESTIVAL "VIVE L'HIVER"

ça va po non?!? ouaiiiiis et pourquoi pas à mort l'été taaaabarouette!!!

festival


Pour tenir le coup face aux températures ourspolairesques, rien de mieux qu'un p'tit rail.
Vous verrez d'ailleurs qu'on les habitue jeune dans le coin. Allez, à la queue comme tout le monde! Et qu'on vous y reprenne pas à passer d'vant d'honnêtes gens!

tire


Ici, la coke est colorée pour pas sniffer de la neige et se congeler le bulbe.


Tragique: les sans-abris sont de plus en plus jeunes.

sdf

La grimpette russe: Ceci est un jeu très prisé au Québec: une personne attachée à un harnais tente d'escalader le plus vite possible la paroi verglacée pendant que la foule en délire lui lance des couteaux.

escaladegrimpette

Ah il a raté.


traineauArnaque: l'affaire des chiens de traîneaux génétiquement modifié.



Forcément, ils sont plus rentables (20 personnes dans le traîneau x 5$ du tour) et c'est moins dégueu à bouffer quand on se perd dans le grand Nord.







Le jeu du mime dans les airs:

mime








euuuuh...un amputé des deux jambes?










"Criiiiiss on a oublié Bob hier soir... Fais chier on en a pour 4h à le sortir de là..."

bob

Posté par Raphounette à 01:19 - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

28 février 2008

Une photo qui parle d'elle-même...

barbec


Je n'arrive même pas à écrire de commentaire à la hauteur de cette image, capturée sur le vif un beau soir d'hiver québecois par - 15...

Il est pas rock'n'roll notre coloc de choc ???

Posté par Raphounette à 03:43 - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

23 février 2008

Chat alors!

Cliquez : chatquebecois

Ce week end nous gardons les chats d'une amie de Charles. L'un d'eux, lourdement indépendantiste, nous exprime son point de vue sur les Français. Chatbernacle...Checkez la ptite video!!!

Posté par Raphounette à 18:35 - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

19 février 2008

Couillu or not couillu

Bon je continue ma version télégRAPHique (mouah aha qu'est-ce qu'on crampe) profitez-en avant que je m'remette à placotter à vous en faire péter la coche.

Et à part ça on parle la même langue... là vous comprenez ce qu'on a ressenti devant un spectacle d'impro made in Québec. Ouaip, c'est tendu de capter l'ensemble des vannes - des "jokes" pardon, mais c'était quand même bien l'fun, surtout de voir notre Charlot national drette bourré (on riait moins quand il a repris le volant du char sur le verglaglas de nuit...).
Ce fut également l'occasion de goûter au met national, la poutine, un tas de frites - fromage fondu - sauce bizarre. Mmmmh il flotte dans l'air comme une odeur néo-zélandaise de bon graillon bien de chez nous...

poutinemmmcboncharlottbourrelerafiot

Samedi: petite promenade dans les sentiers bordant la ville avec spectaculaire vue de la tentaculesque agglomération depuis le belvédère, sur lequel j'ai grimpé au péril de ma vie et surtout de mes extremités (on perd au moins dix degrés par mètre d'altitude!)

belvedereepinettesmacro_c_toiintothewild

valdorglissade

Puis soirée "conte" dans un coin abitibien fort reculé (ndlr: abitibi = nom de la région environnante périphérique locale du coin). Après le curling et la chasse au castor, le conte semble être en effet L'activité nationale.

Ce fut ma foi un moment fort intéressant. J'en ai également pofité pour m'offrir joyeusement la honte du jour: on arrive sur les lieux du "show", retrouvant des amis en pleine discussion avec un authentique inconnu qui me salue d'un charmant "c'est donc toâ lo stagiaire française de Kitcisakik"
"Tout à fait, et vous même?" lui réponds-je, outrée par son zappage d'auto présentation.
"Guillaume Beaulieu, le conteur de ce soir"...= Le gars que t'es venue voir ce soir en gros ma grande!
Donc ça c'est fait. Enfin le point positif c'est que le rouge de la honte m'aura réchauffé d'un coup sec.
 

Dimanche: truc de warlouf = patente d'innocent : premier cours de ski de fond avec Charlot, notre coloc de choc. En bon professeur patient, Charles nous dévoila tout ses secrets laborieusement accumulés durant des dizaines d'années de pratique, de formation auprès de vieux maîtres tibétains et de sessions playstation. Voici en exclusivité la substantifique moelle de la Méthode Charles:
"Bah écoute lo essaye don ça finira ben par venir". Alléluia.

jo_charlotlaclaaasseskifond

sentierskilastarraph

Puis dans une bouleversante interprétation du perchoir à oiseaux vivant, la main pleine d'arachides, Charles nous aura démontré une nouvelle fois le lien puissant qui uni tout Québecois à Mère Nature.

charlotperchoir_a_oiseaux

Le reste de la semaine fut très tranquille. A noter cependant ce qui restera sûrement mon contact le plus direct avec un Caribou pour les 6 mois à venir: la balade "allons ramasser la tête de Caribou qui traîne dans l'bois". Cool! Ca c'est l'fun tabarouette!

gardechassetetecaribou

Devant le manque de preuves, je ne pourrais malheureusement répondre à la question qui vous anime tous: alors, couillu ou pas couillu?

Posté par Raphounette à 01:37 - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

18 février 2008

A little less conversation...

...and more action please!

Commentaire général: Bon ça va bien le blablabli ferme ta trappe comme on dit ici on en est encore à lire tes articles de janvier ...

Comme vous avez pu le constater, j'ai rebasculé du côté obscur de la force en rebarbouillant mes pages de moults mots et maux, vous faisant sadiquement vriller le nerf optique - pour les plus patients du moins...Alors en attendant de toucher les chèques de mes partenaires ophtalmo, une petite pause pour les mirettes.

Samedi, première expérience des sports d'hivers locaux. Tordant. Surtout pour les membres...

glissadeglissade2

Rassurons le lecteur: bien qu'étant relativement au Nord, il ne fait cependant pas nuit toute la journée... il était bien 21h (pour éviter une honte internationale, nous ne sortons sur les "pistes de glissade" à l'heure où tous les castors sont gris)

Dimanche, rando thème "ça sent le sapin" avec Cindy notre supervisor, Meyvis l'algonquine et Moigan le chien fou.

foretpontmoiganriviere_geleejo_meyvis

randocindy

Puis une première semaine bien studieuse...

bureaugenretubossesbordelobureau

Mercredi: visite éclair de la communauté du Lac Dozois, lieu de résidence de nos Algonquins

lac_dozoisdozoismaison_algonquine

Jeudi soir: soirée gastronomie française, avec au menu Tacos et glace - cookies. Cindy et Charles se délectent de nos talents de cuisinières hors pair arf arf arf.

soireetacoscindy_puercos

Le mot du jour : toutoune. Ex: Cindy, comment fais-tu pour bouffer autant de glace sans devenir une toutoune?

Posté par Raphounette à 01:25 - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

14 février 2008

Le conseil des braves

logo_kitcisakik

Nous travaillons au Conseil Indien. La méga classe, non?

Bon c’est un poil/une plume plus compliqué que ça…Pas de calumet ni de pow wow, pas de zoulous et compagnie qui dansent en peaux de bêtes ni de tipis.

Ici, nous sommes sur le territoire des autochtones de l’ouest du Québec, dans une communauté d’irréductibles individus qui résistent encore et toujours à l’envahisseur, ceci en refusant d’accepter le statut peu enviable de réserve. Occupant leur territoire ancestral, cette communauté passe à l’heure actuelle pour une bande de «squatteurs» sur leurs propres terres. La plupart de ses membres habitent un petit carte_communautesvillage de préfabriqués « dans l’bois », sur la rive d’un lac reculé, à une heure de Val d’Or. Mais laissons ce sujet pour un prochain article enivré et dénonciateur et chiant comme on les aime sur le malheureux sort de ce fier peuple. Pour l’heure, revenons au Conseil.

Cet organisme s’efforce de développer durablement la communauté et son environnement. Il est composé à la fois de blancs et d’autochtones. Plusieurs comités s’organisent autour des décideurs centraux, dont le comité forêt dans lequel nous travaillons. Son but est de protéger les ressources naturelles du « jardin » de la communauté. Une quantité astronomique de projets sont développés : protection de zones fragiles, inventaires fauniques et forestiers, campagne de sensibilisation, suivi d’espèces en danger… Le gros challenge, c’est surtout d’éviter les conflits entre la communauté et toutes les entreprises qui exploitent le territoire pour le bois, l’eau, la fourrure, les minerais etc., dans leur droit juridique certes mais pas au regard des autochtones.algonquins

Le Conseil a par ailleurs la volonté de faire intervenir le plus possible les membres de la communauté sur les projets. Il en embauche donc une partie pour participer aux diverses missions. D’où la joyeuse pagaille qui règne dans les 4 petites pièces qui constituent notre bureau : les autochtones viennent prendre des nouvelles des projets, saluer leur ex-actuels-futurs collègues de job, apporter leur fiche de paye, raconter des histoires sur la communauté… On ne s’ennuie pas souvent et chaque nouvelle rencontre est l’occasion d’en apprendre plus sur la spiritualité et la philosophie de ce fier peuple (nan en fait rien à battre du chant des arbres et compagnie ils nous apprennent plein de gros mots en algonquin!!!).

Voilà pour le contexte de « la job ». C’est sûr que de voir la tronche de vrais gens toute la journée ça va m’changer de ma période de 6 mois d’autisme devant mon écran d’ordi néo-zélandais !!!

Posté par Raphounette à 04:27 - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

13 février 2008

BON ANNIVERSAIRE MAMAN!!!

anniversaire

Posté par Raphounette à 03:48 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

09 février 2008

L'Age de Glace

Vendredi : premier jour de boulot. Premiers – 25°C aussi…Arrêtons nous quelques instants sur ce fait.

Nous les redoutions. Nous les espérions. Pour la gloire. Voici donc la description complète, physiologique, métaphysique, et pas du tout éxagérique de ce qu’un organisme à sang chaud élevé au blé gaulois peut ressentir lorsque le thermomètre a le mercure dans les baskets.

thermo

Précisons que l’effet de surprise était complètement raté : thermomètre gradué sur la façade l’Ouest, thermomètre électronique à l’Est, notre ami Charles ne semble décidément pas être homme à laisser quoi que ce soit au hasard. Tous les voyants en alerte, le matin fatidique, nous réalisons avec effroi et excitation que la bataille finale va enfin avoir lieu. L’ennemi thermique, annoncé par ses deux émissaires d'ouest en est, nous attend en se frottant les mains, juste de l’autre côté de la porte, sachant pertinemment que nous ne pourrons éviter indéfiniment la confrontation.

Le choix des armes n’est pas évident : collant, chaussettes de ski, bonnet, gants, bottes onachaudfourrées…Pour une première sortie, frappons fort et mettons toutes les chances de notre côté en ne lésinant pas sur les moyens. Allez, encore une petite écharpe pour la route !

Enfin, il faut y aller. Jonathan, notre maître d’armes, se présente à la porte et annonce d’ores et déjà la couleur en apportant avec lui un énorme nuage de vapeur à son entrée, tel le messager funeste du carnage qui se prépare drapé dans son manteau de brume…

« Ouuuh i fait frette ce matin. Z’êtes prêtes ? »

Ca y est, le signal est lancé. Respirant une ultime bouffée de notre air béni chauffé à 20°C, nous plongeons au cœur de la bataille armées de nos esprits vaillants et de nos manteaux doublés, prêtes à parer le moindre coup. Mais l’ennemi est malin et vicieux, et devant le soleil magnifique qui nous inonde de lumière, bien vite nous baissons la garde croyant le danger passé…Le picotement innocent qui transperce nos joues un millième de seconde après notre sortie des lignes retranchées est plus rapide que notre connexion synaptique : malgré ce traître avertissement, nous emplissons sans précaution nos poumons avides de cet air malveillant qui brûle notre trachée dès la première goulée. La prochaine sera plus mesurée… Puis on sent la vapeur d’eau qui gèle subitement dans notre nez. Un coup bas ! Enfin les yeux qui pleurent sous tant d’affronts laissent des paupières collées par des larmes gelées. Tout ceci se déroule en moins de 10 secondes.

Nous battons vite en retraite dans la voiture providentielle de Jo sans demander notre reste, jurant cependant une revanche d’un air féroce.

Bon, pour la seconde bataille, qui ne dure guère plus longtemps (le temps de sauter de la voiture en apnée et franchir avec soulagement la porte du bureau, 4m plus loin), nous n’en menons pas beaucoup plus large, encore surprises par la violence de l’ennemi.

Qu’importe, il nous reste toute la journée pour nous préparer au prochain affrontement. Enfin pour oublier le premier déjà…

Passons à la partie de la journée située thermiquement au-dessus de zéro. Nous avons fait connaissancenotrebureau avec notre nouveau bureau, ou plutôt notre bordélobureau.  C’est un endroit très sympa et très vivant, qui contraste avec toute conception française d’un espace de travail. En fait, pendant les heures d’affluence, ça ressemble un peu à un bar sans alcool où le comptoir serait barbouillé d’ordinateurs et de dossiers en pagaille. Nous, les barmaids, accueillons les visiteurs entre deux pages Excel. Des gens qui viennent passer le temps, parler de leurs soucis, de leurs joies, de leurs peines, de leurs projets, de leurs espoirs. On rit beaucoup. On travaille un peu. Plus pendant les heures creuses…

Mais où sommes-nous au fait ?

Posté par Raphounette à 03:34 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

08 février 2008

Into the wild, suite

Carte_QuebecNous débarquons à la gare de bus où nous sommes accueillis par Cindy et Jonathan, nos maîtres de stage. On n’est pas déçues du voyage ! Jonathan, cheveux longs, mal rasé, mâchoire carrées, toque de poils de renard sur le crâne et forcément…chemise à carreaux rouge et noire sur le dos. Il serait arrivé avec sa hache debout sur son traîneau ça nous aurait même pas étonné…Cindy, elle, est mieux rasée et fait moins couleur locale à première vue, mais pas de souci son merveilleux accent la replonge direct’ dans le standard de la race ! Tous les deux ont la trentaine et l’air de joyeux lurons. On est séduites par le duo dès le premier regard…

On s’entasse donc dans le « char » de Cindy pour faire le tour de la ville, voir les lieux importants : notre première visite sera donc celle de la coopérative de vin où nous achetons l’apéro du soir…ça s’annonce pas trop mal !

Puis après quelques courses nous débarquons chez Charles, notre futur colloc en voyage pour le moment. Là non plus on n’est pas déçues ! La maison est folle…Les pièces à vivre sont gigantesques, aménagées un truc de warlouf, nous avons chacune des piaules immenses et le tout recouvre un sous sol nickel où l’on trouve le coin ccuisineine home video, une salle de bain, la chambre de Charles et la pièce à bordel avec raquettes, skis, planches à voile, VTT, patins à glace, cannes à pêche, luge… Dans le tout, il n’y a pas un grain de poussière qui traîne.

Nous nous accordons tous les quatre pour dire que Charles doit être un dangereux psychopathe complètement maniaque : des étiquettes partout, un set d’épices complet, sur la porte du congél l’inventaire de son contenu, des cuillères à pamplemousse, une machine pour fabriquer les pâtes, des feuilles de sopalin entre ses poêles pour ne pas abîmer le téflon… De même qu’un piano avec une partition d’Amélie Poulain et une salle entière consacrée à ses plantes vertes. Il nous a même laissé un mot (tapé à repasl’ordi) avec une bouteille de vin et des serviettes sur nos lits… On le rencontre le mardi suivant, il nous reste donc 5 jours pour retourner la maison afin de retrouver les cadavres de ses ex dispersés dans les recoins sombres de sa demeure aseptisée…

Mais pour l’heure, les deux loulous nous font la bouffe (tropcindy royal) et on passe une chouette soirée bien animée à se moquer de nos accents et expressions respectives et à « jaser » un peu de « la » job. Quelques grammes plus loin, ils nous quittent enfin pour retrouver Jonathan sa « blonde » et Cindy son « chum ». Nous nous installons dans notre nouvelle maison, le sourire jusqu’aux oreilles et les cernes jusqu’au menton et nous endormons, en priant intérieurement que tout ceci ne soit pas un rêve…

Posté par Raphounette à 00:08 - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
« Accueil  1  2  3  4  5   Page suivante »